Nicolas Mourgère

« Monteur image pour la télévision depuis plus de sept ans, il est habitué à visionner des rushes et des rushes de bouts de vies, pour des émissions de téléréalité. Des programmes que la plupart jugent débiles et abrutissants, mais qui, pour lui, sont un foisonnement de matières humaines ! Ils lui permettent d’observer des gens de tout âge, de toute culture, de tout métier, leurs habitudes, leurs manies, leurs lapsus, leurs styles, leurs réflexes. Bref, il finit par s’avouer un goût pour le voyeurisme ordinaire, et cherche très vite à le partager en le mettant au service de l’écriture de fictions.

Ça a été le cas avec le court métrage Françoise la seufteuse, une journée dans la vie d’une femme qui croit beaucoup (beaucoup beaucoup) en son métier, mis en scène dans un faux reportage télévisé.

En 2011, il s’est dirigé vers une formation en Écriture de scénarios et dialogues en fiction au CIFAP, ce qui a achevé de lui donner goût aux techniques de dramaturgie.

En 2014, il se lance dans des cours de théâtre, afin d’explorer les possibilités du corps et du langage humains, retrouver du concret dans les tâches et les actions.

En 2015, il a écrit un court métrage d’animation, Double vitrage (une sombre histoire de mouche obsédée par une vitre) qui a été sélectionné pour des séances de pitch aux festivals de Valence, Bruz et Paris Court Devant. Le projet est actuellement en illustration. S’est alors révélée en lui une forte envie d’écrire pour ce format aux possibilités multiples de métaphores.

Il aime aborder les questions existentielles, à travers les thématiques du rêve, du travail, du genre, de l’égo ou de l’apparence, portées par des personnages aux inclinations obsessionnelles, narcissiques ou sensibles.

Récemment, il s’est laissé aller à la mouvance sériephile actuelle. C’est ainsi qu’il intègre, en septembre 2016, le Grand atelier série du CEEA.

Au sein de la Scénaristerie, il développe un nouveau projet d’animation (et d’insectes) : Bombus«